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Le blog de l'Andeva

A Marseille, l'Avalé 13 combat sur le front des écoles.

8 Novembre 2021, 09:38am

L’Assemblée générale de l’association AVALE13 s’est tenue le 21 octobre à Marseille. Cette association occupe une place particulière dans le réseau. Opérationnelle depuis deux ans, il s’agit de la seule structure presque intégralement dédiée à la prévention en général et à celle des écoles en particulier. Elle a été créée par des professeurs du Lycée Versailles à Marseille et travaille en étroite collaboration avec le collectif « Urgence Amiante Ecole » animé par Emmanuel Roy et Cyrille Verlingue. Ils se sont donnés pour mission conjointe de récupérer les DTA des établissements concernés et d’informer les enseignants. Autre caractéristique, le collège Versailles est aujourd’hui le seul en France ou les professeurs ont réussi à obtenir des attestations d’exposition. L’assemblée générale était présentée par sa présidente Nathalie Laclau. Julie Andreu représentait le cabinet TTLA, Patrice Raveneau représentait l’Andeva et Houssine Rehabi était en venu en voisin de l'Adevimap (Martigues). 

Depuis leurs débuts, l’Avalé123 a été interpellé d’un peu partout pour intervenir sur des sites scolaires amiantés, mais c’est au Collège Versailles que tout a commencé et c’est Jeanne Robert, enseignante, qui, s’est chargé de raconter l’histoire de cet établissement scolaire dont le chantier dure depuis plus de 15 ans.

La question de l’amiante est arrivée sur le tapis par la volonté de reconstruire le collège. Les premières recherches de matériaux ont donné lieu à des avertissements sur des préfabriqués qui étaient présent sur le site depuis plus de 20 ans. 

Les professeurs souhaitaient avant tout que les travaux soient faits dans les normes mais leur opposition à des pratiques non réglementaires a été instrumentalisée et dénoncée comme un frein à la reconstruction de ce collège qui datait de 1968.

Ayant réussi à récupérer les documents liés aux travaux, ils ont découvert des rapports bourrés d’inexactitudes, des DTA (diagnostic technique amiante) flous. Tout cela a ensuite été confirmé par Didier Faure qui les assistait dans ce combat.

Le cabinet d’avocat TTLA qui collabore également avec l’Avalé par le biais de son agence marseillaise tenue par Julie Andreu a également tenté d’obtenir la délocalisation de l’école pendant la durée des travaux mais sans succès.       

Par ailleurs, l’Avalé est intervenu en fin de confinement sur un chantier de désamiantage « complètement sauvage » qui se trouvait face à l’école Felix Piat dans le troisième arrondissement. « Les bennes de gravats étaient ouvertes aux quatre vents et la poussière par temps de mistral était phénoménale ». L’association a obtenu à la fois l’arrêt du chantier et les plates excuses de la Mairie. L’association a aussi envoyé 800 courriers a tous les établissements du département via les boites pour les informer sur les dangers de l’amiante via les boites académiques. Pour l’instant, 15 seulement ont répondu. Ces chiffres décevants sont malheureusement assez similaires à ceux d’autres entreprises menées dans ce sens comme celle de l’Adeva Yonne.   

Récemment reçue par l’adjoint au maire de Marseille chargé du Plan écoles et du Bâti scolaire afin de l’informer sur ce fléau, Nathalie Laclau considère qu’au moins 83% des écoles doivent contenir aujourd’hui de l’amiante si l’on se fie à leur date de construction. Or, seulement cinq écoles sont concernées par le désamiantage dans le Plan écoles, alors qu’il y en a 63 qui présentent les mêmes caractéristiques de construction. Manifestement, le compte n’y est pas !

Aujourd’hui, cette association a développé des compétences importantes en matière de dossier d’écoles amiantée et souhaite la mettre au service du réseau de l’Andeva. Les associations qui se trouvent confrontées à ce type de dossier sont ainsi vivement encouragées à les contacter via le site de l’Andeva.            

A Marseille, l'Avalé 13 combat sur le front des écoles.

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