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Le blog de l'Andeva

"Des nénuphars dans les poumons". Quand le théâtre parle de la lutte contre l'amiante.

7 Juin 2022, 10:24am

Le lundi 16 mai 2022, la CMCAS de Magnanville avait organisé une journée autour de la pièce « Des nénuphars dans les poumons », consacrée à l’affaire du CMMP d’Aulnay-Sous-Bois et y avait convié des invités extérieurs concernés par le sujet. Parmi eux, il y avait notamment Alain Carre, ancien médecin du travail chez EDF et acteur de l’association Ramazzini, et le Dr Leroy-Terquem, oncologue et pneumologue à l’hôpital de Mantes-La-Jolie. Patrice Raveneau et Jean-Louis Grollier étaient venus représenter l’Andeva qui avait également été conviée et dont le CMCAS souhaitait se rapprocher pour l’occasion.

C’est la compagnie "Sans la nommer" qui donnait cette représentation, accompagnée par la journaliste Elsa Sabado dont l’article et les recherches étaient à l’origine de la pièce. C’est ce que nous apprend le début de la représentation qui nous ramène de 2015 (année de la rédaction) à 1995 (là ou commence le récit pour les deux protagonistes principaux).  

Sur scène, l’histoire de Nicole et Gérard Voide qui, les premiers, se sont penchés sur cette affaire et l’ont exposée au grand jour, était interprétée par les comédiennes Rose Guégan et Suzanne Llabador dans une mise en scène de Fanny Gayard.

L’histoire nous apprend comment la ténacité des deux personnages principaux va permettre de révéler, à travers des péripéties dignes d’une intrigue policière, les dégâts humains et environnementaux causés par cette entreprise de broyage d’amiante qui se situait, on s’en souvient, à proximité immédiate d’une école et d’un cimetière.  

De l’article à la pièce, une genèse compliquée

Pour Elsa Sabado, le premier contact avec le milieu des militants « anti-amiante » se fait lors une rencontre avec Alain Bobbio, pour un reportage à la bourse du travail de La Courneuve qui abrite l’association Addeva 93.  L’occasion d’un premier papier sur l’amiante.

Puis, en 2015, alors que l’actualité est complètement centrée sur les récents attentats de Charlie Hebdo, c’est un article dans le Parisien 93 qui lui révèle l’existence du couple Voide et de son combat. En résulte un premier article, rédigé pour le Pèlerin magazine, qui n’est finalement pas publié.

Elsa décide de réécrire l’histoire sous la forme d’un récit et le présente dans un concours de grands reportages organisé par France Infos. Le texte est bien est reçu mais là encore, sans résultat concret. Aux dires des organisateurs, l’amiante n’est plus considéré comme un sujet assez neuf. Quand ça veut pas…

Puis elle rencontre Fanny Gayard qu’elle connait de longue date et celle-ci se montre intéressée par le texte qu’elle adapte en pièce avec l’aide la scénographe Carine Ravaud.

Habituée à monter des spectacles dans des cadres ouvriers, Fanny trouve intéressant de montrer l’impact de la réalité ouvrière à l’échelle d’un quartier. Elle travaille généralement à partir d’enquêtes et de témoignages de terrain. Là, l’enquête était déjà menée par Elsa et sa forme se prête parfaitement à celle du théâtre.

De plus, cette histoire se tient dans un mouchoir de poche géographique avec l’usine, l’école et le cimetière, les trois lieux clés de l’enquête accolés les uns aux autres. Cette géographie constitue en elle-même une dramaturgie forte.  On pense à Boileau : « qu’en un lieu, en un jour, un seul fait accompli tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli ».

Tout cela détermine une scénographie percutante avec une table centrale qui permet de visualiser d’un seul regard tous les lieux de l’intrigue et autour de laquelle évoluent les comédiennes.

Un spectacle à faire connaitre et circuler.

L’histoire, les adhérents de l’Andeva la connaissent. Ils l’ont lue en détail dans le « Bulletin de l’Andeva ». Mais la mise en scène, l’écriture, la scénographie et le jeu des comédiennes lui donnent un impact inédit et une nouvelle vie. Elles expriment à merveille la ténacité du couple Voide et du collectif d’associations - parmi lesquelles l’Addeva 93 - qui les ont soutenu et rejoint, tout comme la persistance des obstacles qui se sont dressés sur leur chemin.  

Ce spectacle, de par sa nature et sa scénographie, est destiné à être joué dans de petites salles et devant un public proche. Il dure 45 minutes. Les associations du réseau de l’Andeva qui souhaiteraient le faire venir à elles peuvent directement contacter l’Andeva à Vincennes pour que nous leur communiquions les coordonnées de la compagnie.  

"Des nénuphars dans les poumons". Quand le théâtre parle de la lutte contre l'amiante.
"Des nénuphars dans les poumons". Quand le théâtre parle de la lutte contre l'amiante.
"Des nénuphars dans les poumons". Quand le théâtre parle de la lutte contre l'amiante.
"Des nénuphars dans les poumons". Quand le théâtre parle de la lutte contre l'amiante.
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