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Actualité de l'Andeva, l'association nationale de défense des victimes de l'amiante et autres maladies professionnelles

Les Journées Francophones 2026 du mésothéliome à Lyon.

les représentants du réseau de l'Andeva avec Sylvie Lantuejoul, Arnaud Scherpereel et Christophe Blanquart.

Les congressistes ont été accueillis le 1er avril 2026 par Sylvie Lantuejoul, pathologiste au Centre de Lutte Contre le Cancer Léon Bérard de Lyon et organisatrice de ces journées. Elle a ensuite été rejointe un peu plus tard par celui qu’elle a présenté comme son « co-chair », le professeur Arnaud Scherpereel du CHU de Lille. Comme en 2024 à Paris, le réseau de l’Andeva s’était mobilisé pour l’occasion et une quinzaine de personnes étaient présentes issues de l’Adevimap, l’Aper (association locale), l’Adeva 72, l’Adeva centre et l’Andeva avec son président Jacques Faugeron et son secrétaire Alain Bobbio.

Ces journées ont commencé par une matinée dite « grand public », relativement abordable qui comprenait des présentations accessibles par rapport à celles qui occuperaient l’après-midi et la seconde journée. Cela a commencé par une présentation épidémiologique issue des résultats du défunt programme national de surveillance du mésothéliome (PNSM). Elle a été suivie d’une explication de la mise en place du nouveau programme de surveillance par Fleur Delva (CHU Bordeaux) et Alexandra Papadopoulos (Santé Publique France) qui devrait voir le voir en fin d’année 2026 (pour en savoir plus sur ce projet, se référer au Bulletin de l’Andeva n°75).

Ce fut ensuite le tour de la nouvelle directrice du Fiva, Anne Thauvin, secondée par le responsable de son pôle médical. Cette présentation du fond d’indemnisation a donné lieu à une passe d’arme initiée par Jacques Faugeron, président de l’Andeva, sur les rejets opérés par le Fiva dans certains dossiers de plaques pleurales reconnues par la CPAM. C’est ensuite Jacques Faugeron qui est venu au micro pour effectuer une présentation de l’Andeva, ses objectifs, ses réussites. L’importance du rôle de l’Andeva dans son soutien à la recherche a d’ailleurs été fortement soulignée par le professeur Scherpereel.  

Puis c’est la présentation du réseau francophone sur le mésothéliome qui a été faite par Christophe Blanquart. Cela a été l’occasion d’annoncer la prochaine édition de l’IMIG, version internationale de ces journées, qui se tiendra à Perth en Australie en 2027. Un hommage particulier a été rendu à Marie Claude Jorand, initiatrice de ces rencontres, qui n’a pu être présente à Lyon. 

Ont suivi les présentations de Patricia Pichon, présidente de l’Amarape (mésothéliome du péritoine), et de Laurent Villeneuve pour le réseau Renape (prise en charge des cancers rares du péritoine).

Les présentations suivantes ont évoqué la chirurgie qui n’est efficace pour le mésothéliome qu’en y adjoignant d’autres pratiques : chimiothérapie, immunothérapie, etc. Nicolas Vernissac du CHU de Lille a énuméré les opérations chirurgicales pratiquées au fil du temps : pleuro pneumonectomie élargie, pleuro décortication étendue, etc.

La dernière partie de cette première journée a été consacrée à l’immunothérapie et aux traitements systémiques et à leurs perspectives, puis à l’étude des prédispositions génétiques dans les mésothéliomes.

L’Aper, association voisine puisque basée à Vénissieux, avait tenu à inviter les personnes issues du réseau de l’Andeva à terminer la journée dans un « bouchon » typique du vieux Lyon pour une soirée fort appréciée par toutes et tous.

Alain Bobbio et Jean-Paul Carret (président de l'Aper)

Le seconde en journée était davantage tournée vers la recherche de pointe et donc relativement inaccessible aux béotiens, c’est pourquoi nous n’en ferons qu’une recension succincte. Cette journée a été découpées en deux partie, une consacrée à l’anatomopathologie et l’autre à la recherche fondamentale. Il a aussi été question de l’apport de l’intelligence artificielle, principalement pour les pathologistes.  Ceux-ci considèrent qu’elle peut être une aide réelle, surtout dans le cas où elle vient renforcer un diagnostic que le pathologiste hésite à confirmer.

Une chose remarquable nous a frappé durant ces journées francophones. Une chose que même un non scientifique ne pouvait que remarquer : le nombre de jeunes chercheurs et chercheuses (et parfois très jeunes) qui étaient présents dans la salle et qui sont aujourd'hui actifs dans la recherche de traitements. Malgré sa qualification de cancer rare, le mésothéliome attire des vocations et nous ne pouvons que nous en réjouir.    

Sonia Hertz et Juliette LeMentec (Adeva 72)
Christiane De felice (Adevimap)

 

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